Articles et chroniques

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Ainsi Va la Vie… épisode n°120… Histoires d’une semaine ...

20667914_10209806214093323_397858926_n.jpgLe temps passe, les jours s'égrainent au fil du temps de semaines en semaines… Cet espace de 7 jours a longtemps servi de référence à la durée du  travail. On était payé à la semaine, souvent à la petite semaine dont on ne voyait pas le bout. Qu'il était bon ce vendredi soir. Qu'il était dur ce lundi matin. Et puis la mensualisation, les abonnements, ont donné au mois plus d'importance et fait perdre a l'étalon hebdomadaire toute sa noblesse.

 

Mais au fait, Qu'ai-je fait cette semaine?

 

La semaine dernière je vous relatais ma journée à Sorgues avec Cat,  Les vagabonds et Hélène Mignerey. Quelle journée, quels artistes. Tous sans exception. Hélène qui s’est révélée devant un public qui ne l’attendait pas une artiste, une vraie, une grande, loin d’être reconnue à sa juste valeur.  Et  ce soir-là  personne n’est resté indifférent. Ni à son sang-froid, ni à  sa performance, ni à son talent. J’ose espérer que les organisateurs s’en souviendront car le public lui une semaine après alors que le soufflé aurait dû retomber de sa redondance, le public lui continue à abreuver chroniques et posts sur Facebook et ailleurs de commentaires élogieux. Plus de 7000 vues a ce jour rien que pour les deux vidéos que je connais.

 

Quant à la mésaventure des Vagabonds : J’ai eu depuis Dany Belin au téléphone. Le moral est bon et sa pauvre contrebasse en voie de guérison nous dirons même en convalescence.

 

DSC03540.JPGCette semaine fut particulièrement chargée. En travaux d’abord puisque tout ou presque de ce que je n’ai pas pu réaliser sous une pluie permanente durant le printemps je suis contraint de m’y atteler sous un soleil de plomb à vous bruler la peau et vous crever les yeux. J’exagère un peu.  N’ayez crainte. Je travaille tôt le matin. Le coté gladiateur la peau cuivrée, les muscles ruisselants de sueur, j’ai déjà donné. Les images était très hollywoodienne et le mec très comestible. Aujourd’hui je porte tee-shirt et chapeau. Le look est en adéquation avec l’âge et la fonction. Je m’économise un poil. Tant pis pour le look.  

 

Et vous savez quoi ? Apres 60 balais c’est vachement plus dur ! La tête voudrait mais le corps est passé d’une propulsion 8 cylindres en lignes carénage de compétition au  diesel. Plus fiable, plus robuste, plus sécurisant mais  moins rapide… On ne court pas les 24h du Mans avec un camion serait-il quatre roues motrices, et comme je ne cours  rien ; ça baigne ! Je parle des travaux sur ma maison, ne mélangeons pas tout.

 

Ceci dit à bien y réfléchir les choses se font, ou se défont, dans un ordre logique en fonction de leur utilité. La nature n’est pas  mal faite. Et heureusement que je n’ai pas perdu ma vitalité intellectuelle.

 

Vitalité ? Vous pensiez à autre chose ? Non ?... Vous alors !... Mais je n’en sais rien, normal comme tout le monde.  

 

Je parlais donc de ma vitalité intellectuelle. Ne plus écrire, ça ce serait un vrai drame. Je perds un peu la mémoire des noms, mes clés, le jour de mes rendez-vous… il m’arrive même de sortir en pantoufles... Mais le croirez-vous, j’étais déjà comme ça a 18 ans et peut-être même pire où alors mon Alzheimer était hyper précoce, c’est pour ça que je ne sens pas la différence.

 

15357003_578294075707323_342840124_n.jpgCette semaine Evelyne Dress et Mylène Demongeot dédicaçaient côte à côte  leurs derniers livres  à Saint Honoré les bains. Je l’avais d’ailleurs annoncé dans « Les conseils de la semaine » Voilà un endroit où j’aurais aimé être ce jour-là. Mylène je ne l’ai pas revue depuis 35 ans et pour le festival du film de la Ciotat dont elle était la présidente j’étais coincé ailleurs pas d’chance.   

 

35 ans… nous avons dû vaguement changer (très vaguement). Mais le temps ne fait rien à l’affaire je crois que je l’aborderai toujours les yeux pétillants d’étoiles, ému et impressionné.

 

Quand à Evelyne, si on ne se voit pas souvent nous sommes en contact permanant. Elle prépare l’adaptation cinématographique de son roman : « La maison de Pétichet ». Si vous ne l’avez pas lu je vous le re re recommande vivement encore une fois, et si vous l’avez lu vous ne serez pas étonné ; il est évident  que ce livre est un film en puissance. Je ne soulève qu’un tout petit bout du voile pour vous et je croise les doigts pour Evelyne.

 

Un détail, mais d'envergure ; Evelyne Dress est une des rares actrices française qui maitrise son art de A à Z. De l’écriture à la production en passant par la mise en scène ou les dialogues… Je vous parie ( mais je triche je connais la réponse)  qu’elle va tout ficeler elle-même. Evelyne Dress c’est le charme, le talent, l’élégance, la fidélité…  On ne dit jamais assez de bien des gens qui le méritent… On ne dit jamais assez je t’aime au gens qu’on aime…

 

16711624_10207943941132061_835783564586134981_n.jpgLa semaine dernière Anne-Marie Bigard m’avait gentiment invité au festival d’Avignon à assister au spectacle de son frère. Malheureusement des imprévus m’ont interdit ce déplacement, je le regrette. D’abord parce que  j’éprouve une affection toute particulière pour Anne-Marie qui est, en plus d'être très jolie, une femme au grand cœur et que j’apprécie Jean-Marie Bigard. J’aime ce showman qui se la joue vulgaire. Mais si tous les vulgaires pouvaient avoir un dixième de sa finesse d’esprit; la vulgarité façon Bigard deviendrait un art ou une matière  à enseigner   dans nos universités. Et puis  j’aime l’homme. Car derrière ou à l’intérieur de chaque artiste j’aime découvrir l’homme ou la femme qui s’y cache et avec Bigard on n’est pas déçu.  C’est une belle personne au sens noble du terme. Il ne se prend pas pour une vedette; c’est une vedette et pourtant quel charisme et quelle simplicité. Bravo l’artiste.

 

Je n’en dirais pas autant de nombres d’autres qui se la pètent en se drapant d’une pseudo-gentillesse et ne sont que des cons majuscules. Mais non je ne règle pas de comptes d’ailleurs je n’en ai aucun à régler. C’est une simple constatation. Tout le monde n'est pas Bourvil.

 

Cette semaine à part deux chansons sur le fourneau qui mijotent à feu doux après imprégnation  dans mon oreille d’un Yaourtanglais que je vais lentement adapter ; je me suis immergé dans la poursuite du roman « Sam et Garance ». Pour ceux qui ont sauté les épisodes c’était dans les n° 115,116, 117 que  je vous dévoilais sur trois chroniques le début de cette histoire dont la suite sera à découvrir lorsque le bouquin sera prêt et en librairie mais vous en aurez la primeur fidélité oblige.

 

Mais puisque  je vous raconte les grandes phases  de ma semaine; l’écriture de ce roman en fait partie. Et depuis peu j’ai fait connaissance avec Laure la fille de Garance. C’est fabuleux de faire vivre une petite fille de 3ans et demie. Employer le mot juste, le sien,  sachant qu’elle est bien plus mature que son âge.  Entrer dans ses émotions pour parfaire ses réactions. Jouer le ventriloque ou le marionnettiste si avec un adulte ça coule de source avec une enfant c’est bien plus délicat. Mais au fond mon personnage ne m’échappe-t-il pas ? Peu à peu ne tient-elle pas son rôle et ma plume.  Hier, alors que Sam lui expliquait l’évolution des têtards elle  lui a dit :

 

- Tu es sûr de qu’est-ce que tu m’as dit sur les crapauds ?

- Et qu’est-ce que je t’ai dit ?

- Et en plus tu t’en rappelles plus ? De qu’est-ce que tu m’as dit ? Roooooohhh !!! Ton nez va pousser long comme ça !

 

Plus j’écris et plus je sens que je suis paternellement amoureux de cette petite fille. A moins que ce soit Sam allez savoir

 

 Cette semaine je circulais  sur un grand parking et  sans regarder dans son rétro un conducteur entama une marche arrière pour quitter son stationnement juste au moment  j’arrivais à la hauteur de son arrière justement. Le monsieur  freina brusquement.  Juste assez  pour éviter  la catastrophe. Et puis, certainement pris d’une crampe du majeur il se mit à hurler de derrière sa vitre et à me montrer son doigt tendu.

Fallait-il que la douleur soit violente pour qu’il vocifère ainsi le majeur tendu et  levé. Pensant certainement que je ne viendrais pas en aide à mon prochain,  après que je me sois avancé, il fit sortir sa voiture de son emplacement me doubla  et pensa que j’allais me tirer. Mais gentil comme  je  me suis, j’ai décidé de me garer en parallèle de son véhicule  pour lui venir en aide et bizarrement quand je suis sorti de ma voiture. Non seulement son doigt avait retrouvé ses quatre frères bien fermés autour de son  volant mais il   démarra sur les chapeaux de roue au risque de créer un accident. Et alors que je lui lançais un regard franc et direct pas le moindre sourire même pas un petit regard les yeux dans les yeux. Bizarre non? 

 

Cette semaine, mais c’est la suite d’autres semaines ; toujours au même café où j’ai des habitudes je rencontrais  pour la troisième fois une amie Facebook.  Sa sœur est chanteuse et c’est au départ l’envie d’aider sa frangine, cause noble et généreuse, qui l’a DSC03389.JPG
poussée à se rapprocher de moi. Il fallait oser, elle l'a fait.

Et puis,  depuis les choses ont bien évolué. Si je me suis permis quelques conseils, qu’elle attendait, mais peut-être pas ceux qu'elle espérait nous sommes passés rapidement  à des discussions bien plus informelles et amicales.  Nous nous sommes découvert quelques points communs et surtout, il y a ce que je sais lire sans besoin d’explications; les souffrances de l’enfance qu’on ne peut pas cacher. Ces souffrances elles ont forgé le caractère, l’ont quelquefois endurcie pour se protéger,  mais bien souvent adouci et cette douceur se révèle dans la manière d’aborder certaines situations ou d’être tolérant avec les autres.   

En plus cette femme qui suivait une carrière bien tracée avec une certaine sécurité de l’emploi  a décidé un jour de bousculer sa vie. Elle avait toujours rêvé de faire de la pâtisserie. Et bien elle a suivi des cours, passé des diplômes et s’éclate dans sa nouvelle vie. Bravo! J'aime les gens qui osent. Il faut beaucoup de courage mais le courage ça paye toujours!

 

Deux choses, entre autres, mais deux choses plus que d’autres sont primordiales dans une vie : Toujours garder espoir et aller au bout de ses rêves. Meme si les rêves paraissent quelques fois inaccessibles, l’important c’est d’essayer.

 

Le plus bel exemple récent qui me touche ; c’est Valérie Marie qui a plus de 40 ans a décidé de se remettre au piano et qui aujourd’hui se révèle  une virtuose, décroche des succès imprévues et compose, et c’était son rêve elle compose des musiques de film.

 

Rappelez-vous les jours de doute… Il suffit d’y croire

 

Ainsi va la vie

 

( A suivre…) 

 

Williams Franceschi



14/07/2018
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