Articles et chroniques

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Ainsi Va la Vie… épisode n°105 RADIOSCOPIE d'une CHRONIQUE (R1)

(r1) 10014669_525004984286509_1055493026_n.jpgS’il y’a bien quelque chose qui me gonfle c’est quand la télé revisite la télé.  Quand elle se fend le tube cathodique en analyses et congratulations pour expliquer en boucle l’émission d’il y a un trois jours, une semaine ou six mois. J'ai le même rejet quand le cinéma fait son  cinéma et s’en gargarise. Bref quand le nombrilisme est de rigueur et de mise. Et pourtant, aujourd’hui je vais vous parler de ma chronique « Ainsi Va la Vie » comme si je vous entrainais dans ses coulisses et les secrets de fabrication. Comme quoi il ne faut jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Mais cette introspection n'est qu'un prétexte... prétexte a sourire... quoi que!

 

Ce qui est formidable avec une chronique éditée  sur un site par le biais  d’internet c’est qu’on peut y revenir à n’importe quel moment et que les réactions et le contact  avec les lecteurs sont immédiats.  Je compare souvent ma chronique à une prestation scénique. Que ce soit une pièce, un one men show,  ou un tour de chant. Je devrais dire concert pour ne pas paraître plus ringard que je ne le suis déjà mais pour moi un concert c’est étiqueté musique classique ; éventuellement je veux bien étendre ce mot flamboyant à des groupes mythiques qui remplissent des stades  mais pas en dessous. Et pardon pour tous mes amis musiciens et artistes que j'adore et  qui usent et galvaudent  de ce terme à longueur de dates...

 

Donc ma chronique, comme une pièce de théâtre, n’est jamais figée. On peut toujours revenir sur une réplique, un effet, un mouvement,  qui ne fonctionne pas ou pas assez lors de la représentation suivante. Avec une chronique assistée par  internet  de la même manière il est facile d’être réactif et de corriger un passage, une syntaxe, une phrase, un chapitre même une faute de frappe ou d’orthographe qui a pu nous échapper. Et ça,  c’est merveilleux.

 

Dans la presse écrite, où j'ai bossé quelques années,  quand c’est imprimé c’est imprimé… tant pis pour la coquille. Tant pis pour la honte qui vous submerge  et vous colore le visage de rouge jusqu’aux oreilles le jour de la parution même si l’on rejette la faute avec désinvolture  sur tous ceux, payés pour ça,  qui ont lu, relu et n’ont rien vu. On en guérit vite mais on n’oublie jamais. Les grosse bourdes même 40 ans après on s’en souvient encore même si elles sont devenues anecdotes dont on  se délecte entre copains à la fin d'un repas  et on en rit... moins jaune qu'a l'époque des faits mais on en rit.. je vous parle d'un temps que les moins de ...beaucoup d'ans ne peuvent pas connaître où les articles tapés à la machine était livrés à la photocomposition pour saisis et enregistrements avant  montage... C'était hier! Mais aujourd'hui encore, mais avec moins de risques,  la presse écrite c’est du trapèze volant sans filet. 

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Donc revenons au comparatif ! J’écris ma chronique  comme une  pièce. Chaque chapitre est un acte. Normalement, parce qu'évidemment aujourd'hui c'est l'exception qui confirme la règle. C'est juste le jour où je vous  explique un truc important que je ne me l'applique pas... Et cette pièce, je vous la présente comme si je la jouais. 

 

Au dernier mot de  la dernière ligne de votre lecture comme sur une dernière tirade ; le rideau se baisse et vous réagissez… applaudissements, rappels, silence ou juste le ronron feutré des pas, des murmures, de ce souffle si particulier que soulève les mouvements dans une salle qui se vide …

 

Avantage de la chronique en ligne ; pas la peine d’attendre les journaux du matin pour lire les critiques; quand ils ne vous ont pas totalement zappés  et  même si le trois quart du temps on s’en fout. Je sais immédiatement si vous avez aimé. Si j’étais bon ou mauvais. Si mon texte, mon sujet et son déroulement vous ont tenus en haleine, amusés, émus, ou  laissés de marbre. Par chance je n’ai  encore jamais connu les affres de la dernière hypothèse ! 

 

Mais redécoupons dans le bon ordre.  L’Entrée ou l’Intro, avec  un angle, une approche, une pénétration immédiate rapide et percutante pour ne pas vous perdre avant de vous avoir gagnés. Ou tout en douceur selon le sujet. Il n’y a pas de règles mais il y a des méthodes.  Et nous voilà déjà dans le vif du récit avec ses montées en puissance, ses passages plus calmes pour vous laisser respirer, en évitant les temps morts avant, et c’est primordial,  de conclure… Entrée... sortie... et au milieu on meuble. Fastoche non ?

 

Ha ! N’oublions pas : Le rythme… il est au texte ce que la mélodie est à la chanson. C’est-à-dire essentiel !

Le rythme ! A la plume, au crayon, sur clavier ou papier. Poser, développer, raturer… revenir, hésiter mais surtout, écrire, écrire, écrire le plus vite possible cette idée qui m’a traversé l’esprit et plane encore  dans ma tête avant qu’elle ne s’envole. Quelle soit bonne ou mauvaise qu’importe ! La poser noir sur blanc. On y reviendra. On retouchera. On  peaufinera plus tard. Là on jette, on pose, on protège juste l’idée. Et puis on calme ce rythme un peu fou…Ouf ! Calmos y’a pas le feu au lac;  c’était juste une démo. T'as vu là ce rythme?...

 

Si j'étais sur scène je te tirerai une langue de ... non j'éviterais... mais y'a des chances que je transpire un max...  alors je dénouerai ma cravate et... quoi c'est la cravate qui?... ben je la dénouerais quand même et je te dirai:

- Je sais pas qui a écrit ce texte mais les auteurs devraient penser aux comédiens parce que y'a des jours t'as plus le débit de tes débuts et tu ne débites plus comme quand tu débutais... Vous m'avez suivi? Bon c'est pas grave,  revenons à la chronique c'est plus reposant. 

 

Maintenant l’idée maitresse est couchée sur le papier. Elle ne s’envolera plus. Mais les idées, même et surtout maitresses ; peuvent nous être infidèles.

A la relecture du brouillon déjà bien avancé, avant de s’y atteler fermement; déception !  On s’aperçoit que cette idée que l’on croyait neuve a déjà vécue. Trahison ! Elle a déjà vécue  ailleurs, lovée au chaud contre une autre plume douce comme un duvet. Il faut l’oublier. Dur d’oublier une si belle idée que l’on croyait avoir conquise et qui nous laissait croire que nous étions le seul et l’unique à l’avoir caressée ainsi pour la mettre en avant et  la mettre aussi en forme dans ce texte sans la dénaturer.  Une si belle idée qui nous échappe par la force des choses.  Nous qui étions prêt à l’écrire entre les lignes pour que le double sens,  en usant des seconds degrés, évite  de  la froisser.

 

Il est vrai que j'ai tant de fois... évité de m'étendre sur des idées très alléchantes, très tentantes, mais le plus souvent... pas toujours mais;   a l'opposé de mes convictions plus que de mes gouts. Des idées toutes simples un peu à l'emporte-pièces qui font facilement l'unanimité si on y regarde pas à deux fois et en profondeur.  Des idées géniales que du haut de ma bêtise  j'ai regardées  avec un certain  dédain...  Des idées faciles parfois  qu'il suffisait d'exploiter  sans chercher midi à quatorze heures. Des idées peu farouches à   caresser  dans le sens du rimmel. De très très belles idées qui m'ont sauté aux yeux et fait vaciller le cœur , et des idées qui n'avaient rien d'exceptionnels au premier abord et pourtant .... Les idées comme les plantes communiqueraient-elles entre elles pour se venger? et prévenir les autres d'un éventuel danger? même quand il n'y en a pas?.. Les idées seraient-elles jalouses?... non je crois que je me fais des idées!

 

Bien sûr tout a déjà été dit, écrit, chanté ou imprimé tout mais celle-là on pensait que… et puis elle nous collait si bien à la peau. Si bien même qu’en en la liant et la lisant entre les mots, entre l’encre et le papier… on n’y avait cru.

 

Et bien on pensait mal. On en souffre sur l’instant mais…on s’y remet, on cherche, on fouille, on pose, on dépose, on repose sans se reposer et on écrit, on écrit, on réécrit,  entre pâtés et ratures, on s’énerve on déchire, on roule en boule, et on jette au fond de la corbeille… et de boules en boules, on reprend une feuille blanche et le miracle s’accomplit....

 

Les mots apparaissent. Les mots trouvent leurs places et leurs couleurs, leurs vrais couleurs. Le rythme se calme et nous apaise… Les phrases dessinent des courbes, les chapitres s’habillent de merveilleux paysages. L’idée cette nouvelle idée s'éclaire, prend des formes de déesse et cette déesse nous envoute.

L’écriture est une maitresse que l’on croit maitriser et dont nous sommes captifs.

 

La semaine dernière en reprenant les mots de Barbara je vous faisais ce doux aveu : « Ma plus belle histoire d’amour c’est vous! »   Et même : « Ma plus belle histoire d’amour c’est toi ! ». N'ayez crainte,  je ne reviens pas sur ce que j'ai dit; je vous le confirme même s'il en était besoin. Oui c’est toi: Parce que même  si je m’adresse  à un public.  Si je  parle à tous ceux qui me suivent. Si je  m’adresse à des lecteurs, mes lecteurs j'ose le dire assez fièrement puisqu'ils trouvent du plaisir dans une certaine fan-attitude.  Mais au fond, je ne m’adresse  qu'à une seule personne. Et ne te retourne pas, ne cherche pas l’erreur, ne te dis pas: Ce n'est pas à moi qu' il s'adresse... pas à moi ! …Si ! justement si.  C’est de et à toi.

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Toi  qui te reconnais dans mes exemples, mes propos et mes conseils. Toi qui écoute cette chanson triste et tellement proche de ta réalité et de ta  propre histoire. Toi qui trouve presque du plaisir à mettre du sel sur tes plaies. Toi qui pleure solitaire mais n’appelle jamais au secours… Oui c’est toi !  Je te connais. Toi que j’ai entrainé dans le jardin du désir où le doute et l’hésitation ne sont que charme et délicatesse. Toi qui m’a fait des confidences en demi-teintes et parfois claires comme de l’eau de source. Toi que je bouscule parfois pour que tu oses. Toi ! Nous sommes souvent inconsciemment  complices. Nous avons connu, vécu, subi ; les mêmes douleurs, les mêmes amours et les mêmes chagrins   je doute que tu ne te sois pas reconnue.  Alors quand j’écris ; oui c’est pour une seule personne…Toi ! Et Personne d’autre. 

 

Et nous voilà, et c’est toujours bien triste, arrivés à la fin. À la fin de notre petit rendez-vous. Il faut conclure. Et puisque nous avons suivi la construction de cette chronique comme une aventure théâtrale terminons-là  en beauté dans le romanesque au cœur  d'un décor de château, ou dans l'étroitesses des vielles ruelles d'une jolie ville médiévale où le marché bas son plein, en habits d’époques. Toi en milady, en bourgeoise, en paysanne   ou en femme du peuple, lui  ou moi  en mousquetaire pourquoi pas? A moins qu’avec  grâce,  panache  et l’habileté sous son habit se cache un chevalier ou un prince. Un prince prêt  pour te protéger ; au sabre ou au fleuret à couper, trancher, effleurer de la pointe ou du vif  de sa lame tous les maux qui ont ou pourraient  entraver ta route…ou mouiller ton regard.

 

Mais à présent, même si dans un flou Hamiltonien nous restons  pour quelques lignes  williams dans les nuages - Copie.JPGencore ensemble en suspension dans ce rêve, pour que la conclusion soit à la hauteur admirons;  après maintes esquives;  à la fin de  l’envoi… il  touche !

 

Et il vaut mieux que cette touche finale soit fine, mesurée et précise. Cette touche finale peut être aussi ; envolée, tragique, fantaisiste, comique  mais  jamais tiède. Il faut qu’elle brule ou qu'elle glace. Qu’elle soit violente ou douce mais surtout pas mièvre… Pourquoi ? Parce que c’est sur ces dernières lignes que nous allons  nous séparer. Et même si tu as croisé, et je l'espère, toutes sortes d’émotions ou de sentiments tout au long de cette  lecture,  c’est la chute, cette conclusion du dernier acte ; qui va se graver dans ta mémoire.

 

Cette conclusion! C’est d’elle dont tu te  souviendras. D’ailleurs, avant de s’éloigner, à regret me semble-t-il, sur un ultime  signe de main, après cette escarmouche où il touche; ton  prince n’avait-il pas écrit un message dans le miroir de tes yeux? N'avait-il  pas posé furtivement ses lèvres sur les tiennes ?… Ne serait-ce pas le vrai dénouement de se dernier acte? Top secret. Je n’en dévoilerai rien… Mais cela prouve que:

Bien des bonheurs naissent ou se croisent là où on les attendait le moins.

Ainsi Va la vie…

 

(A suivre)

 

Williams Franceschi

 

 

 

 

CONSEILS  de la SEMAINE

 

1) Théâtre: La raison d'Aymé Gérard JUNIOT  Isabelle MERGAULT

2) Chanson: VIANO le 24 mars à Cannes (06)

3) Rock'n roll: Les Vagabonds et Kęty Lucy  le 31Mars  St Georges Baillargeaux (86)

4) Roman: Elle s'appelait Michèle René Mestrallet

5) Poésie: Rencontres poétiques Café La Loggia a Lyon le 27 mars

6) Chanson: Sarah MOSTREL  Le  Cosy Montparnasse  samedi 24 Mars à 21h 

7) Cinéma: La Finale Thierry Lhermitte .. Rayane Benzetti

 

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24/03/2018
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