Articles et chroniques

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Evelyne DRESS Je veux peindre et aimer

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Que ce soit par écrit ; dans des livres des articles ou à l’oral ; lors d’émissions de télé ou de radio,  je suis toujours stupéfait par le nombre de bienpensants qui abordent, et trop souvent détaillent, sur un ton presque professoral jusqu’à s’y noyer, des sujets dont ils n’ont aucune expérience personnelle. Et ça sent l’improvisation et le manque de vécu à plein nez même si… tout le monde gobe.

Bien sûr on n’est pas obligé de flinguer  sa voisine pour écrire un polar ou de de manger son pire ennemi pour s’exprimer sur le cannibalisme, mais au-delà de ces exemples extrêmes, pour vous faire sourire, il me semble qu’un minimum de vécu est impératif.   On peut avoir une imagination débordante et des références dignes de la bibliothèque de France et de Google réunis, mais il manquera toujours quelques choses si la pratique ne complète pas la théorie.

 

Je ne vois pas comment on peut, ressentir un chagrin, si l’on n’a jamais eu le cœur noué de nuits blanches en jours sans faim, ou s’étendre sur le feu d’artifice  d’un coup de foudre si l’on ne sait pas faire la différence entre aimer et être amoureux. Mais le pire à mes yeux, c’est encore de  parler du trac d’un acteur si l’on n’a jamais affronté la scène et le public ou parler de peinture, sinon dans un sens contemplatif, si l’on a jamais tenu un pinceau… et je pourrais dérouler une flopée d’exemples.

 

Et tout ça pour en revenir à quoi ? Au nouveau livre d’Evelyne Dress :

« Je veux peindre et aimer ». Quel que soit le sujet qu’Evelyne Dress  aborde, que son héroïne se prénomme Eva ou Rébecca, en filigrane c’est Evelyne qui transparait.

 

Bien sûr dans le cas de ce livre, nous sommes dans un roman, du moins pour le récit qui débute avant la grande guerre et nous entraine de la Turquie à New-York  où elle fait des rencontres extraordinaires et où l’Amour qu’elle suit, qu’elle cherche, qu’elle frôle, en feignant de l’ignorer colore le fond du décor… le décor, le décor d’un extraordinaire film dont elle joue le rôle principal, assure la mise en scène et a écrit le scenario. Et ce scenario-là n’était-il pas en partie,  la transposition de sa propre vie ?...

J’ai adoré ce roman tout comme le précèdent « Cinq jours de la vie d’une femme ». Si la comédienne est grande, derrière sa plume, la romancière est immense. Bravo madame.

Williams Franceschi

 

Conseils de lectures....

 

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24/04/2023
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