Articles et chroniques

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Ainsi Va la vie… épisode n°228... Une semaine banale et pourtant.. des séquences intimes et confidentielles !

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La semaine dernière je commençais ma chronique par :
   Je viens d'allumer le poêle! Waouh... ce matin il fait un froid de canard. Et en  parlant de canard…

 

Et bien cette semaine, vous savez quoi ?... j’aime beaucoup le : Vous savez quoi ? Cette expression qui ne veut rien dire   et nous donne l’illusion de converser ensemble dans un coin du salon ou les coudes sur le bord du plan de travail de la cuisine. Oui, juste nous, vous et moi, tous les deux  devant deux tasses fumantes et le chien qui nous observe d’un œil  malin et inquisiteur tandis que  le soleil hésite encore à manger l’ombre des doubles rideaux après avoir traversé les premiers voilages. Il est beau ce soleil brulant et froid des matins d’automne. Et les rais qu’il étire à travers les carreaux, en maintenant des particules de poussière  en suspension dans l’air, tout en me ramenant dans le souvenir d’une salle de classe de mon école primaire, me  font  penser à ceux d’une cathédrale dans la ligne lumineuse  de ses vitraux. Et en même temps,  il me, et il te, rappelle qu’il faudrait faire les vitres… une cata ces vitres.

 

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Vous savez qu’il existe maintenant, et depuis quelques années d’ailleurs, mais on en parle peu,  des vitres autonettoyantes. Si si c’est vrai, c’est même une invention française, cocorico !!! Commercialisée par Saint Gobin.

Elles ont été inventées pour les hublots de la navette et des stations spatiales. Les américains n’ayant trouvé aucune société de nettoyage susceptible de faire les carreaux à l’extérieur de la navette pendant les expéditions,  ont demandé à la France de trouver une solution. Et, mais vous n’allez pas me croire, rien que pour eux au départ, nous avons inventé les vitres autonettoyantes. Et vous avez vu comme j’ai employé le nous !… Normal ! Quand on est les meilleurs, faut savoir jubiler non ?

 

 

Donc; vous savez quoi ?  Je me suis creusé la boite à neurones jusqu’à la surchauffe pour vous trouver une intro digne de votre fidélité et…  Heu ! Pour moi c’est un sucre dans le café si c’est une tasse et un nuage de lait ! Le nuage de lait c’est une expression qui m’est restée d’une anglaise. Une très belle anglaise qui préférait le café au thé, c’est rare ça non pour une anglaise? Assez rare pour que je le souligne.  Mais, j’ai croisé plein  de choses rares dans ma vie je m’en étonne encore.

 

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Elle avait de très jolies taches de rousseur, une fossette imperceptible, des yeux clairs  pétillants, une légère imperfection dans l’alignement de ses incisives, qui plutôt qu’un défaut, donnait à son sourire un charme supplémentaire. Et pour combler certains silences  elle chantait. Je devrais dire qu’elle fredonnait. Elle chantait uniquement à pleine voix dans sa voiture, la salle de bain ou la cuisine quand elle pensait être seule.

Craignait-elle de déranger son entourage  pour ne s’autoriser à pousser la note qu’en secret?  Je l’ignore. Parce qu’évidement quand elle chantait,  je l’écoutais avec  plaisir, un indéfinissable plaisir. Il m’arrivait parfois de m’approcher à pas feutrés et de la surprendre en accrochant ma voix à la sienne pour un duo improvisé. Elle adorait ça, mais c’est moi, qui intimidé, abandonnait très vite. Aujourd’hui je regrette de ne pas avoir poussé plus loin cette expérience… Je regrette dommage.

 

Le plus marrant, c’est qu’en parlant, avec cet accent qui flottait sur les aigus et caressait les graves comme  une main guide le bout de ses doigts sur la souplesse d’un velours, en suivant un rythme qui ignorait les virgules, elle me donnait  le sentiment de chantonnait ses phrases plus que de les parler.

 

J’aimais tellement cette musique, que parfois je n’entendais plus ce qu’elle racontait. Le sens des mots qui m’échappait m’importait peu et comme par logique, je répondais souvent à coté, elle me rappelait  sur un ton passablement  énervé: « Mais tu n’écoutes rien de ce que je te dis ! ». Et si j’écoutais. J’écoutais la musique pas le texte… c’est tout !  En plus j’adorais quand elle s’énervait. J’adorais ses sourcils en accents circonflexes qui cherchaient à dessiner sur son visage un air furieux. Malheureusement ou heureusement elle n’y parvenait pas et consciente de son impossibilité de paraitre méchante, elle croisait les bras puis ses jambes et  le rire peu à peu s’immisçait dans ses yeux, puis sur ses lèvres. Et souvent, après qu’elle m’ait reproché à tort de me moquer d’elle, ce rire incontrôlable   mélangeait le français et l’anglais dans un joyeux désordre. Et ce  franglais, que je savourais avec délice,  rajoutait une douce fraicheur à son charme. Un charme fou venu d’ailleurs.

   

Hoooo ! Mais vous avez vu comme je me suis éloigné ? J’en étais à vous expliquer mon intro et les raisons pour lesquelles, c’est presque incroyable, mais je risque de commencer la chronique de cette semaine exactement comme celle de la semaine dernière. Non ça ne se fait pas. Surtout que je me suis laissé aller à vous parler de… cette belle en glaise au cœur d’argile. Oui, je sais que ça vous intéresse ! Dès qu’on entre dans des souvenirs sympathiques et intimes, ça vous intéresse.

 

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Mais bon, revenons à notre intro ! Donc cette semaine,  le poêle est toujours allumé, dehors il fait toujours un froid de canard et en plus y’a du vent. Un vent dont j’ignore le nom entre Mistral et Tramontane. Un souffle qui a dû passer sur les premières neiges pour faire descendre le mercure aussi bas et aussi vite !Waouh ! Soyons sérieux, il parait que la planète se réchauffe… ben pas aujourd’hui et pas chez moi en tout cas.

    

Bon, je ne vais pas vous reparler de « S » le magasine de Sophie ?! Quoi que,  si j’en crois vos commentaires, vous êtes nombreux à l’avoir acheté, avant ou après mon article, et en  plus; Il  vous a plu ce magazine! Que pouvais-je espérer de plus?

 

Ah oui, vous me l’avez rappelé… je m’étais pas mal focalisé sur l’entretien entre Sophie Davant et Katherine Pancol et j’avais un peu  occulté l’interview de Francis Cabrel. C’est vrai, je reconnais. Donc cette semaine je répare et j’en parle. En plus, Sympa cette Interview,  très sympa! Moi aussi, j’aime beaucoup Francis Cabrel le seul vrai chanteur folk français depuis Hugues Auffray. Je dois avoir tous ses disques en vinyle ou en cd depuis le début c’est dire.

 

 

 

C’est vrai que je n’aime pas le mot « interview » je préfère son cousin français : « entretien » ! Comme je n’aime pas la féminisation à outrance qui  m’écorche les oreilles comme « Ecrivaine » ou « auteure ».  Et surtout qu’on ne vienne pas me taxer d’antiféminisme ou toutes autres sortes de conneries; j’adore les femmes et j’ai toujours défendu leurs causes. Mais là, c’est juste une question de musicalité. Bon on s’en fout au fond de mon avis ! Chacun écrit comme il veut.

 

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Non je ne vous en reparlerai pas, mais le magazine de Sophie est super bien construit. Et si j’en dis trop de bien les esprits chagrins vont me taxer de… Il aurait fallu que je trouve une ou deux vacheries à balancer pour compenser. Attendez, j’y réfléchis en même temps que je cherche une intro qui sorte un peu de l’ordinaire  et avant que mon café soit complètement froid. 

 

Ah ! Aussi un article qui m’a plu,  C’est : Le moment est venu pour les vieux de se faire entendre par Héloïse Goy sur et avec Laure Adler. Déjà ; j’adore le titre ! Ensuite j’affectionne tout particulièrement Laure Adler ! Ça ne fait qu’une page. Une page  qui est un prétexte pour présenter le  livre de  Laure « La voyageuse de nuit » aux éditions Grasset. Vous voulez que je vous en parle ? Ben, attendez un peu je l’ai pas encore lu. Mais si je m’en tiens à l’article et au talent de l’auteur qui n’est plus à débattre, ça devrait l’faire. Bon dès que je l’ai lu, je vous en trifouille quelques mots vite fait.

 

Bon, donc résumons-nous, il fait toujours aussi froid, le bois  dans le poêle crépite sous l’assaut des flammes et… mon café est maintenant vraiment gelé!

 

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A l’instant je pensais aux débuts de Katherine Pancol. Elle en parle très bien de ses débuts, de son entrée à Paris-Match jusqu’à son départ pour les états unis. En plus avouons-le,  elle était particulièrement jolie. Elle l’est toujours remarquez… et pourtant à cette époque elle ne s’aimait pas. Mais qui s’aime vraiment à 18 ou 20 ans ?

 

Pourquoi je vous reparle de Katherine Pancol pour terminer cette chronique alors que je cherche toujours mon intro ? Parce que  la photo de son visage  à cet âge,  m’a statufié un instant, un  court instant.  La surprise de son visage  m’a provoqué un arrêt sur image. J’en ai gardé  la bouche ouverte à gober des mouches jusqu’à ce que je réalise qu’il ne s’agissait que d’une ressemblance, extraordinaire ressemblance…  

 

Et oui, ce visage m’a rappelé un ou des  jolis, très jolis souvenirs,  qui datent de la même époque. Des souvenirs qui sont remontés incroyables et brulants. Juste la ressemblance entre Katherine et une amie de l’époque qui devait avoir deux ans de plus que moi donc exactement son âge. Et le plus extraordinaire c’est… mais je vais vous raconter en faisant court. Attention j’y vais !... : 

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Séquence « intime et confidentielle »  

 

J’étais très amoureux d’une jeune fille dont je tairais le prénom.. Très amoureux… mais très est un peu faible. Je devrais dire amoureux à un point qui m’interdisait de lui faire sentir l’ombre de l’ombre de mes sentiments. Un véritable blocage. Et pourtant dieux sait  si je savais y mettre les formes, et si je n’étais pas du genre embarrassé et rougissant. Mais avec elle… Impossible. Au point de finir par me faire une raison raisonnée et raisonnable pour ne rien envisager. 

 

Rien ne se prêtait à ce qu’on se rencontre et encore moins à ce qu’on partage le moindre amour. Nous n’étions pas du même milieu et l’espace qui séparait la jeune fille de bonne famille du jeune homme légèrement Bad-boy  livré à lui-même dans un univers où il jouait plus de ses poings que de sa plume en marchant en permanence sur la limite de la limite de la zone rouge… n'était pas un espace mais un océan infranchissable. Elle était pensionnaire dans une école catholique et… Et bref… j’ai dit que j’allais faire court. Durant quelques années, de loin, ou de près, mais très rarement de près, nous échangerons un geste, un sourire quelques mots,  mais guère plus.  Et puis,  pour la dernière année de lycée par le plus grand des hasards, nous nous retrouverons dans le même établissement. Et chaque fois que je la croiserais, j’aurais le cœur qui battra la chamade! Et pourtant toujours rien, même pas l'once d'une approche, au contraire.  Je vivais une autre vie, dans une autre dimension,  elle n’était pas pour moi et j’étais convaincu que je ne l’intéressais pas. Nous avions des amis,  des copains, des camarades communs et justement le plus souvent en sa présence je les évitais. Jusqu'au jour où elle posa juste à la dérobée ses lèvres sur les miennes.  Mais j'avais déjà mes billets de train pour quitter ma province, elle l'ignorait.

 

 

10343683_1089099541130128_5689072555271179112_n.jpgEt la vie a suivi son cours… et puis, il y a cinq ou six ans ans environs ; soit 42 ans plus tard je rencontre comme on rencontre tous un jour de vieux camarades de classe auxquels on pensait peu ou plus et bizarrement la conversation, par je ne sais quel mécanisme, tourne autour de nos amours, nos amis, nos flirts de l’époque et là l’un de mes acolytes me demande si je savais ce qu’était devenue  cette jolie fille. Je lui réponds que non et je lui précise, malgré ce que tout le monde croyait, qu’il ne s’était jamais rien passé entre nous et en plus, avais-je rajouté, je n’étais pas son genre. Et là je sens un étrange  froid s’installer. Un froid avant qu’une voix grave et sentencieuse ne déchire le silence. « Eh bien, tu te trompes ! D’abord quand tu es parti elle a été très  triste... même malheureuse ponctua une voix féminine... elle était très amoureuse de toi! Il lui a fallu longtemps, très longtemps pour oublier, très longtemps».   Sur l’instant j’ai cru à une blague, c’était trop loin, cette histoire qui n’avait pas aboutie n’avait pas pu les marquer pour qu’ils s’en souviennent aussi longtemps après.  Mais les autres, et en particulier les filles, devenues des femmes confirmèrent. Non je m’étais trompé ! Il aurait suffi de si peu de choses, que j’ose, elle n’attendait que ça. Là je reprends leurs propos… Est-ce que si je l’avais su nos vies auraient changé, suivi une autre route, marqué une autre trace… ?

 

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Ainsi Va la vie…

Je pourrais arrêter là ma chronique. L’arrêter sur des points de suspension, des doutes et des interrogations. L’arrêter sur un rendez-vous manqué qui, s’il avait fonctionné aurait peut-être changé la face de nos vies ! Peut-être…

 

Bon, alors déjà que je n’arrivais pas à trouver une intro qui sorte du lot, si en plus ma conclusion ne m’emballe pas ! Parce qu’au fond cette interrogation si je suis honnête je me la suis posé maintes fois, et vous aussi d’ailleurs. Mainte fois  en dehors de cette jolie jeune fille aux allures de Katherine Pancol  et en particulier pour la petite anglaise dont je vous ai parlé plus haut ! Vous l’aviez déjà oubliée ? C’est bien la peine que je vous fasse des confidences !

Mais avec  la petite anglaise, ne le répétez à personne, c’était notre grande différence d’âge qui a stoppé toutes  projections sur l’écran de notre futur.  

 

Non ! Il ne faut jamais regretter ni imaginer que… ce qui ne s’est pas fait ne devait pas se faire. L’important c’est aujourd’hui ! Demain on y est pas encore et hier est déjà loin ! Carpe diem !

 

Et surtout dans cette vie, il n’y a que l’Amour qui compte. 

 

Ainsi va la vie...

     

Williams Franceschi

 

 

 

 

 

 

 

 

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11/12/2020
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