Articles et chroniques

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Ainsi Va la Vie… épisode n° 154 …. Quand les fées parlent d'AMOUR.

 

– Ha ! Les fées !2fefce34aa0fb01d59141fe4d05dbadf.jpg

– Pourquoi « Ha ! Les fées » t’en connais qu’une.

– C’est vrai, j’en connais qu’une ; elle s’appelle Line et..

– Elle s’appelle pas ! Elle se prénomme. Je ne m’appelle jamais.

– Ho ! Mad’moiselle chipote.

– Non, Mad’moiselle précise, Môssieur !

– Je me demande pourquoi tu ressembles tant à la fée Clochette ?

– Mais c’est toi qui me vois comme ça.

– Tu es une illusion ? Ou une vision de mon esprit ?

– Un peu les deux ! Mais c’est pas si simple. Je suis TA vision d’une petite fée

– Et dans la réalité ?

– Il n’y a que ta réalité qui compte. Pour toi une petite fée ça ressemble à la fée Clochette alors tu me vois en fée Clochette. Si dans ton subconscient une fée avait eu des charmes et des voluptés plus sensuelles 
plus érotiques… tu m’aurait vu plus…

– Plus ?

– Charnelle… Je te fais un dessin ?

– Non, non !

– Si, si… je te le colle juste à côté du texte. A droite comme ton cerveau !

– Qu’est-ce qu’il a mon cerveau ?

– Tu as un cerveau droit dominant.

– Qu’est-ce que tu racontes ?

– Je t’explique en deux mots ?

– Oui, mais juste deux. Parce que les lecteurs vont déserter leur écran.

– Mais dis donc tes lecteurs,  tu les prends pour des…. Ca les intéresse tu verras.

– Si tu le dis.

– Je vais faire court. Pour la majorité des humains, même un peu plus, 80% environ, c’est le cerveau gauche qui est dominant. Le cerveau gauche, c’est  la raison. Cette partie du cerveau est surtout  logique, cartésienne, séquentielle et  spécifique. Une question implique une réponse… jusque-là ça va ?

– Oui.

43ovtutp.jpg– Etre cerveau gauche dominant ; ça facilite  l’intégration sociale puisque la majorité des gens fonctionne ainsi. On est comme tout le monde.

– Et moi, d’après toi ?

– Tu ne t’es jamais intégré naturellement. Sauf de te forcer à rentrer dans le rang volontairement mais par  obligation.

– C’est vrai, mais je n’ai jamais été un marginal.

– Pas marginal. Mais différent. Sur la frange. A la limite de la limite. Un doux rebelle.

– Si tu le dis.

– Toi, tu es un cerveau droit dominant ! Le contraire.

– La belle histoire. Et c’est mieux ou ?...

– Les émotions des cerveaux droits dominants sont plus intenses. Ils ont une  sensibilité bouuuuu… énorme !  Et  une très grande empathie, c’est à dire qu’ils arrivent à ressentir  les émotions des autres.

– Ha ! Et je suis comme ça ? Moa comme tu dis.

– D’après toi ?

– Sais pas. Ce que je sais ; c’est qu’a trop ressentir les autres dans leurs bonheurs ou leurs souffrances, à trop les deviner,  tu rentres dans une coquille. Tu ne te protèges pas tu t’isoles.

– Et comme tu ne tiens pas à rajouter une couche à leurs préoccupations…

– Tu n’étales pas tes propres problèmes.

– Tu te dis qu’ils ont déjà assez de soucis comme ça.

– Tu ne vas pas y greffer les tiens. Les tiens que tu finis par trouver futiles et insignifiants.

– Et comme tu ne te plains jamais…

– Ils s’imaginent que chez toi, tout va toujours très bien. Que ça roule. Que tout est parfait ! Tu es l’exemple même du mec qui passe à travers les gouttes. Et même les fois où tu en sors trempé ; il ne le voit même plus. Ils ont oublié de te tendre un parapluie et ne pensent même pas à te couvrir d’une serviette pour t’éponger.

– Mais ils n’oublient pas à te demander de t’essuyer les pieds avant d’entrer avec tes chaussures mouillées et même de les retirer.

– La propreté de leur carrelage est plus importante que les frissons glacials qui te traversent les épaules et le dos.

– Ça te rend triste ?

– Pas vraiment.

– Tu es sur ?

– …. On se complète à merveille ma tite Fée ! On pourrait écrire à quatre mains.

– A deux. Deux mains droites et deux stylos ça serait déjà pas mal.

– À moins qu’on s’installe au piano.

 

tinker-bell-sitting-transparent-png-stickpng-clipart-LiQFJi.png– Pour finir sur ton cerveau

– Avant qu’ils ne désertent l’écran ?

– Meuh non ! Les cerveaux droits dominants, comme toi, sont d’une fabuleuse créativité et d’une  sensibilité à fleur de peau qui convient parfaitement aux métiers artistiques.

– Mince je t’aurais connue avant j’aurais fait artiste tout de suite.

– Je te rappelle que tu as commencé à 13 ans. T’étais pas en retard quand même. Toute façon on se sert des deux hémisphères de notre cerveau bien évidement… C’est pas parce que tu es droitier que tu n’utilises  pas ta main gauche… pour le cerveau c’est pareil.

– Et moi plutôt le droit !

– Et voilà !

– On en apprend dis donc des choses à l’école des fées.

 Tu vas faire toute ta chronique avec moi ?

– J’avais rien préparé. Alors pourquoi pas ?

– Et comment ça se fait que t’as rien préparé ? T’as même pas  avancé sur tes bouquins. T’as commencé des articles  et t’as pas réussi à les terminer. C’était bien ce que tu disais sur le nouveau disque de Diane Tell.  Remarque t’as le temps il ne sortira qu’à la rentrée. Tu la connais bien Diane Tell ?!

– Un peu.

_ Menteur!

_ Un peu plus qu'un peu...

– Et les dialogues pour ton ami tu les as laissés en plan. Ça m’a fait rigoler parce que la dame qui donne une tarte à son agresseur, tu as arrêté ta phrase en plein vol…On ne sait pas ce qu’elle va lui dire exactement mais ça sent pas bon pour sa joue.  Ça m’a fait un arrêt sur image, Schpaf ! En pleine baffe…

– Tu fais bien le bruit des baffes !   

– J’ai compris. T’es malade ?

– Non.

– Si ! T’es malade.

– Mais non.

– Meuh si !

– Ma petite Line, tu veux que je t’indique où  se situe l’épicentre du doute ?

– Juste dans le cortex préfrontal en plein là ! Sur le front. Derrière le parechoc de la boite à neurones.

– Moi je crois que ça se trouve ici !  Insistais-je en me plaquant une main au milieu de la poitrine. Ici en plein cœur !

La petite fée baissa les yeux, voleta très près de ma joue, se rassit sur mon épaule sans la toucher et passa son bras autour de mon cou.

 

– Tu ne préparais pas aussi un bouquin avec une sélection de tes chroniques.

– Oui. Uniquement les chroniques qui racontent des histoires.

– Des histoires d’Amour ?

– Oui des histoires d’amour.

– Tu y mettras : « Sam et sa belle inconnue ? »

– Certainement pourquoi ?

– Pour rien… Tu sais ce que j’en pense et ce que j’en déduis ?

– Non mais je ne vais pas tarder à le savoir.

– En dehors du fait qu’elle a déjà quelqu’un dans sa vie ; elle connait les hommes et doute de leur bonne foi.  Et là justement, venant de Sam, elle ne doutait pas une seule seconde de sa sincérité. Il l’aime c’est vrai, il ne ment pas. Et parce qu’elle n’en doute pas, paradoxalement, elle n’arrive pas y croire. Ce pourrait être le plus beau cadeau du monde  puisqu’elle partage cet amour. Elle l’aime passionnément depuis la première seconde ou elle a croisé son visage. Elle a succombé à son charme, la douceur de sa voix, elle a fondu sous son regard. Et lui pareil tout pareil. Incroyables similitudes. Ils ont tant de points communs. Pourtant ta fin est sans appel…

– ….

– J’ai pas entendu.

–…

– J’ai beaucoup aimé un passage dans une autre de tes histoires qui s’intitulait : « Belle, riche et célèbre » 

 

 6ec605231c7a1bef491ac29f09be7889.jpgDe retour dans la chambre, il s’allongea bras en croix, paupières clauses, visage fixe et fermé.  Dans cette immobilité absolue tout juste troublée par les poussées légères de ses poumons  contre le sternum et les cotes elle se prit  à l’admirer.  Admirer  sous tous les angles  la plastique du corps de son amant improbable. Comme si son aspect statufié et ses yeux fermés lui autorisaient toutes les audaces elle se laissa aller à l’observation détaillée du moindre grain de peau. Du cou aux épaules, des biceps aux avant-bras, du haut des cuisses au ventre sans honte ni gène,  d’arrêter plus longuement son regard  sur son sexe. De la régularité de ses abdominaux à la rondeur de ses épaules  son admiration devant ses muscles saillants dessinés en relief sur son corps mieux que sur une planche d’anatomie la laissa muette et émerveillée. Elle le caressait des yeux avec la sensation de le toucher des doigts.

Et puis ce visage, qu’avait-il de si extraordinaire ce visage? Rien? Tout?   Et lui tout entier ; cet homme si jeune d’aspect et si riche d’un passé déjà lourd? Qu’avait-il déclenché en elle pour qu’elle se sente aussi libre et aussi attirée ?

 

– C’était Chaud. Ma petite fée a des relents érotiques ?

– Greuuu !… Et pourquoi pas, après tout ?  Mais non. La 
vérité ! Dis-moi la vérité. C’est très … personnel cette histoire ?

– En tout cas si ça l’est le héros avait 23 ans…

– Et elle ?

– 43 environ.57239078_2347383458911899_3068651216985653248_n.jpg

– Elle était belle ?

– Très belle. Mais peut-être était-ce sa vision à lui de la beauté comme moi des petites fées.

– Meuh non !

– Meuh si…Non, elle était très belle.

– Tu t’en souviens ?

– Du texte ?

– Non, de son amoureuse ou de la tienne, tu le fais exprès ?

– Les textes, les miens, je ne devrais pas le dire, je ne m’en souviens pas toujours. Parfois en les relisant je me redécouvre. J’oublie. Tu crois que c’est déjà ?….

– Et l’aut’ Y nous la joue Alzheimer précoce… C’est pas de ton texte que je te parle, c’est  de toi et de  l’artiste, son amoureuse. Raconte ! dis-moi la vérité.

– Tu trouves pas qu’on a assez parlé de moi ?

– On parle pas de toi. On parle d’elle.

– Mais les fées ne savent pas déjà tout, dans les moindres détails de leur victime ?

– Non mais ! Leur victime ? Tu m’en fais une belle de victime. Non ! On ne sait pas tout ! Les fées ne sont ni des sorcières, ni des devins et encore moins des anges gardiens.

– Que suis-je inculte en la matière.

– Que je ne te le fais pas dire. Mais je te pardonne. Tout le monde ne prend pas Magie en troisième langue. Mais puisque Môssieur en plus d’Alzheimer nous la joue amnésie profonde, je voudrais te rappeler un passage, que tu as écrit, et je te confirme mordicus que c’est bien de toi :

Elle était amoureuse. Follement amoureuse. Quand elle le regardait ses yeux n’éclairaient pas seulement son visage ; ils projetaient des  «Je t’aime» et  des «Je l’aime» comme si elle avait voulu que la terre entière le sache.

 

DSC03392 - Copie.JPG– Ca m’amuse que tu aimes ce passage parce que c’est justement à ça que je pensais. Quand on est follement amoureux on a toujours des doutes sur la force et la véracité de l’amour de l’autre. Sur la réciprocité aussi. Et en plus de vouloir crier à la terre entière ce que l’on vit on a surtout envie de convaincre l’autre, alors qu’il l’est peut-être déjà, de l’immensité de ce  que l’on ressent pour elle ou pour lui.

 

– Tu sais dans « Sam et sa belle inconnue », tu aurais pu reprendre cette tirade en y apportant juste une petite modif. Tu aurais pu dire :

 

Ils étaient amoureux. Follement amoureux. Quand ils se regardaient leurs yeux n’éclairaient pas seulement leurs visages ; ils projetaient des  «Je t’aime » et  des «Je l’aime» comme s’ils avaient voulu que la terre entière le sache.

– C’est beau l’Amour.

– C’est Beau, c’est parfois cruel, mais c’est beau.

 

Ainsi Va la Vie...

 

Williams Franceschi

 

 

Conseils de la semaine

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10/05/2019
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